Catégorie : Communiquer avec zéro budget

Le « personal branding » pour les petites entreprises

Le « personal branding » pour les petites entreprises

Le personal branding ou marque personnelle (nous sommes d’accord, c’est plus élégant en anglais) est le fait d’associer une marque à une personne et non à un groupe ou une entreprise.

Ce type de communication est généralement l’affaire des personnes connues du public. Mais aujourd’hui, grâce au quart d’heure de gloire qu’internet réserve à chacun d’entre nous, nous sommes tous des célébrités.

Du moins, c’est ce que l’observation tend à montrer : le personal branding n’est plus réservé qu’aux stars. En cause ? Sans doute les réseaux sociaux qui donnent à chaque individu l’occasion de s’exprimer, cautionné par le feed-back de son public spécifique. Sur les réseaux, on communique d’abord en tant que personne.

Personal branding

Comprendre la logique du personal branding

Le web est en train de re-personnaliser les rapports entre les gens, de les rendre plus humains. Paradoxalement, ces rapports sont souvent plus humanisés que dans un magasin. En effet, sur internet, le public cherche à identifier la personne derrière le clavier, plus que l’employé derrière son guichet. Pourquoi ? Hasardons-nous à émettre quelques hypothèses :

  1. Internet permet une – apparente – plus grande proximité entre les personnes due à l’organisation horizontale des liens. Dans un magasin, on ne voit pas toujours le patron. Internet peut donner l’impression que c’est le cas.
  2. Le monde électronique met tout le monde à égalité. Cela simplifie les rapports.
  3. Que d’électronique ! J’ai l’impression que l’homme cherche naturellement à apporter un peu de chaleur humaine à ces circuits de cuivre.

Est-ce intéressant de faire du personal branding quand on est une petite structure ?

Oui, absolument ! A plus forte raison, même. En effet, ce qui nous distingue désormais ne se trouve plus dans la performance de notre offre ou dans sa compétitivité, mais dans sa singularité. Qu’est-ce qui est unique dans votre entreprise unipersonnelle ? Vous avant toute autre chose !

« Personnellement, moi, je fais du personal branding »

Le public recherche la personne qui s’exprime derrière son clavier, avons-nous dit. Comment nourrir cette curiosité ? En vous exprimant à la première personne. C’est un peu comme sur les réseaux sociaux. Le ton est à la foi conversationnelle et soutenu. C’est-à-dire qu’il s’agit de parler dans un français impeccable, sans que le langage paraisse littéraire pour autant. Imaginez-vous en train de parler en face à face avec une personne de votre public.

Votre cohérence fait la différence

Le message que vous donnez à voir sur vos différents supports de communication est unique. De même que votre identité visuelle est cohérente et se retrouve partout, votre expression et votre ligne éditoriale sont homogènes. Cela rassure le public et cela lui permet de vous reconnaitre immédiatement.

Faites un pas en avant !

On suit les personnes qui osent montrer qui elles sont, qui défendent leurs idées, leurs points de vues ou juste partagent leur manière de voir le monde. Soyez votre propre curateur, c’est ce qui fait que le public vous suivra.

Alors, qu’est-ce qui fait que vous êtes unique ?

Animer sa communauté sur internet : comment trouver de nouveaux sujets

Animer sa communauté sur internet : comment trouver de nouveaux sujets

Animer une communauté sur internet, c’est bien joli, mais comment faire pour ne pas s’essouffler dans la recherche de sujets ? De quoi parler sur votre blog ? Sur les réseaux sociaux ? Voici un aperçu de techniques pratiques pour rester frais et tonique dans votre discours.

1. Relayer l’actualité de votre domaine grâce à une astuce simple

Sur les réseaux sociaux, votre rôle est triple. Vous pouvez à la fois :

– relayer l’actualité de votre domaine et apparaître ainsi comme un expert dans votre domaine,

– maintenir une relation personnelle avec votre public / clientèle

– apporter votre flux d’actualité, vos informations, nouveaux articles, etc…

Pour être sûr de toujours rebondir sur l’actualité de votre domaine de compétence, créez une Google Alerte sur les mots clés qui vous concernent. Ainsi, vous serez régulièrement averti des nouveaux articles et pourrez relayer facilement ces informations, les adapter à votre pratique ou émettre les critiques que seul un spécialiste comme vous pourra formuler.

2. Stimuler sa créativité pour trouver de nouveaux sujets d’articles

Faites appel à des techniques de créativité pour renouveler votre discours.

Le Mind Map (ou carte heuristique ou carte mentale), permet de développer un sujet du général au particulier, en construisant le schéma sur la base d’associations d’idées. Cette méthode est particulièrement efficace, dans la mesure où notre cerveau fonctionne lui aussi sur le même système arborescent, de ramifications.

mind_map
Exemple de carte heuristiqe

Le dictionnaire : quand on est à court d’idées, il faut trouver des astuces pour faire place nette dans notre esprit pour permettre à d’autres idées de voir le jour. On cherche donc à créer des ruptures mentales, pour penser à autre chose. Pour ce faire, une possibilité est de se donner la règle du jeu suivante : définir l’objectif, par exemple « je cherche un nouveau sujet pour rédiger un article sur les questions de communication en entreprise », puis choisir un mot en ouvrant une page du dictionnaire, au hasard. Ce mot sera obligatoirement un point de départ à partir duquel faire ses recherches. Cette technique de créativité ou de recherche de solution est aussi efficace employée seul, qu’en équipe.

3. Demandez donc à votre communauté !

Qui mieux que votre communauté pourra vous dire de quoi elle souhaiterait parler ? C’est une belle occasion de

– rencontrer et connaître le public

– établir un échange qualifié

– savoir pourquoi les gens vous suivent

Outre le fait de nous apporter de nouvelles idées sur un plateau d’argent et d’interagir avec votre communauté, cette action permet de fidéliser : en créant un réel dialogue de ce type, vous marquer de l’intérêt et de la considération pour les personnes qui vous suivent. Elles apprécieront !

Communication : faire jouer la recommandation

Communication : faire jouer la recommandation

La recommandation représente indiscutablement un déclencheur d’achat. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous accordons inconsciemment du crédit aux personnes en qui nous avons confiance, plus encore qu’à un spécialiste, et ce dans tous les domaines. Vous trouvez que ce n’est pas rationnel ? Peut-être, mais c’est humain.

Nos choix en matière d’achats, de décisions et même de vote sont certes liés à nos habitudes, notre culture, notre catégorie socio-professionnelle. Mais l’un des facteurs capables de faire changer d’avis sur un vote ou d’inciter à passer à l’achat est la caution d’une personne de confiance.

Qui peut vous recommander ?

Les amis et les amis de vos amis sont vos alliés dans cette mission. Tiens donc, « les amis et leurs amis » : ça ne vous rappelle rien ? C’est évidemment la manière dont sont construits certains réseaux sociaux. Les informations circulent de proche en proche, ce qui leur confère un a priori positif sans pour autant avoir été vérifiées. La psychosociologie et le marketing proposent ainsi que les cercles relationnels les plus proches sont les plus influents.

Viennent ensuite les auteurs d’informations écrites, que l’on qualifie généralement de prescripteurs : il s’agit de la presse, de certains blogueurs, d’experts ou de spécialistes dans des domaines respectifs.

Recommandation

Se pourrait-il qu’une personne que l’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam procure la même influence ? C’est possible, dès lors que le consommateur est capable de se mettre à la place de cette personne. C’est-à-dire que l’individu a une ou des caractéristiques communes : âge, sexe, catégorie socio-professionnelle ou encore, ou encore, quelqu’un qui présente un système de valeurs proches. Rapporté aux outils de communication, c’est ce qui se cache derrière le principe du témoignage. La personne qui raconte un témoignage est une personne que je ne connais pas directement, mais qui a peut-être rencontré les mêmes difficultés que moi et a trouvé une solution, ou bien c’est peut-être comme moi une personne qui était en recherche d’un produit ou service spécifique. Cette identification fait que je lui accorde plus facilement ma sympathie, mon estime et de ce fait, ma confiance.

Dans notre société, la recommandation joue un rôle primordial en matière de communication. Nous avons en effet un besoin impératif d’être rassuré quant à nos choix et nos achats. Etudiez votre propre communication sous point de vue : quels sont les outils que vous avez mis en place pour rassurer vos clients ? Quels sont ceux que vous pourriez mettre en place à présent ?

Rappel des outils de la recommandation :

– le témoignage vidéo, audio ou écrit : une bonne combinaison est de recueillir un témoignage vidéo de moins d’une minute, et de le publier sur votre site accompagné d’une phrase clé extraite et éditée entre guillemets avec signature. Pensez à demander une autorisation de publication des propos de la personne à des fins publicitaires.

– l’article de presse : la fameuse caution du journaliste ! Elle est d’autant plus importante aujourd’hui que le métier même de journaliste est de plus en plus de valider les informations, plus que de les dénicher. Le public y est sensible.

– la caution d’un expert, d’un spécialiste ou d’un pair : c’est quelqu’un qui est reconnu par la profession, ainsi que par son public. Sa notoriété suffit à élever la vôtre.

Il n’y a plus qu’à partager tout cela sur vos réseaux préférés pour parfaire la panoplie des outils qui facilitent la relation de confiance !

Demain, j’enlève le haut

Demain, j’enlève le haut

Quelles sont les accroches qui font cliquer à partir des réseaux sociaux ? Il y a les sujets tendances, les actus de pointes, les nouvelles in de votre domaine de spécialité, et il y a… la curiosité.

C’est plus fort que nous (allez, avouez) : qui peut résister à un tweet dont on ne comprend pas exactement le sens et qui semble révéler un secret ?

Twitter

Qui peut passer sans commenter à côté d’un post Facebook qui donne un état des lieux de la situation sans expliquer le contexte ?

Post Facebook

Il est vrai que l’actualité à scandale, celle qui choque, celle qui croustille, celle qui titille notre côté grivois nous murmure à l’oreille « cliquez, cliquez ». Avouons-le : bien peu d’entre nous résistent à la tentation. C’est visiblement là-dessus que table le géant Yahoo dont voici la page d’accueil d’aujourd’hui. Là, ça va peut-être un peu loin dans l’abrutissement du public.

Accueil Yahoo

Faites comme moi, passez par un autre moteur pour éviter de voir ça…

 

Ce qui reste à retenir, c’est que nous sommes ainsi faits : nous accordons plus d’importance à ce que nous ne savons pas ou qui attise notre curiosité. Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! du teaser, encore du teaser, l’internaute est joueur !

Qui a osé se désinscrire de votre lettre ?

Qui a osé se désinscrire de votre lettre ?

La semaine passée, au cours d’une formation que j’animais, une participante me fait part de sa déception à chaque désinscription de sa lettre d’information. J’aimerais aujourd’hui attirer votre attention sur tout ce qu’il y a de positif dans la désinscription d’un lecteur.

Le lecteur qui se désinscrit, vous pouvez lui dire « merci ». Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il vous permet d’avoir un retour qualitatif sur la pertinence de votre missive.

1. Pas de conclusions hâtives

Dans un premier temps, ne tirons pas de conclusion hâtive : s’il ne souhaite plus recevoir votre lettre, cela peut être pour des raisons très variées : trop de courriers, pas le temps le de lire… le désintérêt pour votre sujet ou votre actualité n’est qu’une raison parmi d’autres.

Lettre d'infos newsletter

2. Est-ce le moment d’une petite remise en question ?

Avez-vous respecté les points clés de la lettre d’infos ? Reprenons :

– votre lecteur s’est-il inscrit de son propre chef ? Halte aux envois abusifs ! Même si vous connaissez le destinataire, il est impératif de lui permettre de choisir.

– votre information est-elle pertinente ? Si vous invitez votre lectorat au même événement qui a lieu chaque mois, c’est le meilleur moyen de le lasser. Profitez-en pour lui demander quel type d’infos il souhaiterait lire.

– votre information est-elle variée ? Outre vos promotions, vous pourriez faire part de votre actualité, de conseils divers, etc… Le public en raffole !

3.Comment savoir ce qu’il en est ?

Comment savoir ce qu’il en est ? En lui demandant !

Une désinscription est une formidable opportunité de faire le point. Aussi, adressez une réponse à la personne : dites-lui que vous avez pris note de sa désinscription. Dites-lui également que c’est pour vous une occasion d’essayer d’améliorer encore votre démarche et demandez-lui la raison de sa désinscription.

Cela fera grandir votre compréhension de votre lectorat !

Les bons points de la vidéo

Les bons points de la vidéo

Assurément, vous êtes un bon élève du web si vous publiez des vidéos : apport de contenu original, variété des médias, facilité de diffusion, la vidéo a tout pour plaire !

Explorons ensemble quelques questionnements de base et idées reçues pour étudier la question.

Faut-il avoir une vidéo de qualité professionnelle ou bien peut-on la faire chez soi avec les moyens du bord ?

Ah, la délicate question que voilà : d’un point de vue professionnel, évidemment qu’il faut toujours avoir une qualité pro. C’est une question d’image. C’est-à-dire qu’en publiant une vidéo avec une qualité faible, votre image risque de suivre et de s’effriter au gré du vent.

Par ailleurs, la société qui est la nôtre a tellement l’habitude de voir des vidéos amateurs que notre œil y a été éduqué. Ce paramètre est à prendre en compte. C’est-à-dire que cette pratique est tolérée, dans le sens où si le côté amateur reste discret, l’œil ne reste pas fixé sur cet aspect, comme cela aurait pu être le cas avant la révolution du « chacun apporte du contenu sur la toile ».

Il y a donc un certain nombre de règles auxquelles faire attention si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure :

1. « …et action ! »

Ne vous prenez pas pour un professionnel si vous n’en êtes pas un. Chacun son métier. Optez pour une disposition simple, sans zoom ni travelling ou autre effets de style. Assurez un cadrage simple et discret.

2. Le son

Il y a deux choses qui ne pardonnent pas dans les vidéos amateurs : une mauvaise lumière, un mauvais son. Il est préférable de choisir une pièce qui absorbe facilement les bruits parasites (à la place de les amplifier). En gros, préférez un espace couvert de moquette à une salle carrelée. Faites des essais pour vérifier la qualité du son. Un micro est toujours le bienvenu, de préférence unidirectionnel.

3. La lumière

Elle doit être diffuse. Voici un schéma possible d’installation d’un éclairage.

Eclairage vidéo

A bannir : le spot en plein sur le visage et le tournage à proximité d’une fenêtre, ce qui créerait un contre-jour.

Le travail du son comme celui de la lumière ont pour vocation de se faire oublier.

4. Question de cadrage

Veillez à bien respecter la hauteur de la caméra : au niveau du nez ou du regard de la personne filmée. Laissez un petit espace au-dessus de sa tête. Observez les limites du cadrage dans l’exemple si dessous.

cadrage vidéo

Voilà pour les conseils de démarrage, et souvenez-vous : une vidéo de présentation n’est efficace que si elle est courte ! Nous verrons comment en construire le contenu dans un prochain article… et comment la diffuser !

5 minutes pour avoir l’air plus pro que pro !

5 minutes pour avoir l’air plus pro que pro !

De nos jours, une personne qui vous envoie une demande par mail et attend plus de 48 heures (soyons généreux) pour recevoir votre réponse pense sans aucun doute qu’il y a un problème avec votre adresse ou avec le serveur. C’est un peu comme si vous parliez à une personne à côté de vous, et qu’elle mette quelques minutes avant de vous donner un feed-back.

Le meilleur conseil que je pourrais donner à tout communicant est sans doute celui-ci : soyez disponible et montrez-vous disponible.

Comment fait-on cela ?

Quel que soit votre domaine d’activité ou la saturation de votre emploi du temps, la personne qui vous contacte reste la priorité. Sachez le lui montrer ainsi :

– répondez aux emails dès leur réception ;
– remerciez vos contacts pour les informations qu’ils vous transmettent ;
– n’hésitez pas à renvoyer l’ascenseur et mettre les membres de votre réseau en relation.

Et vous aurez l’air plus pro que pro si vous répondez aux mails dans les 5 minutes de leur réception ! Si vous pensez ne pas avoir le temps pour cela, vous vous trompez. C’est en fait LE conseil du jour en matière de gestion du temps de travail. Mais comment cela est-il possible ?

Explication en 3 points :

  1. Répondre dans les 5 minutes vous libère d’emblée de cette tâche. Vous n’avez donc plus à la reporter sur votre to do list, déjà bien assez longue.
  2. Attendre de répondre à cette demande vous aurait pris du temps mental (« zut, il faut encore que je réponde à M.Machin. »). Vous avez donc l’esprit libre et vous sentez moins débordé.
  3. Vous donnez l’impression d’être la personne la mieux organisée au monde. Je vous l’accorde : ce point ne sert à rien dans la gestion du temps, il sert juste à satisfaire son égo…

Si la réponse à cette sollicitation requière plus de 5 minutes, envoyez un message pour dire à quel moment vous traiterez cette demande. Il faudra ensuite vous y tenir.

La communication, c’est un état d’esprit !