Let’s troc !

Communiquer sans budget requière de mettre en branle vos facultés créatives. Intéressons-nous aujourd’hui à une idée vielle comme le monde et qui revient au goût du jour : la mise en place d’échanges de bons procédés.

Qu’est-ce que c’est ?

Pas de transaction financière, il s’agit d’un simple troc : on échange du service contre un produit ou un autre service, un produit contre un produit. Et tout s’échange !

Service informatique contre cours de yoga, coiffure contre comptabilité ou maintenance auto en échange de garde d’enfants. Une seule règle : osez proposer.

Et pour ma com ?

  1. Dressez la liste de vos besoins en communication : création et mise en ligne d’un site Internet, impression de flyers, rédaction d’un communiqué de presse, distribution de tracts, etc…
  2. Ensuite, listez les prestataires susceptibles d’être intéressés : privilégiez les petites entreprises, locales, entreprises avec qui vous pourrez être amené à collaborer : c’est un début de partenariat que vous cherchez.
  3. Enfin, listez tout ce que vous pouvez leur apporter en fonction de votre activité. Cette liste est parfaitement informelle. Il ne s’agit pas de fabriquer un support de communication dédié dans la mesure où l’expérience montre que c’est la plupart du temps votre partenaire qui vous dira de quoi il a besoin (assez logique, finalement : qui d’autre connaît ses besoins ?).

Vous pourrez également viser une personne en particulier, dont le réseau vous intéresse. Proposez-lui une prestation gratuite. En échange, la personne vous ouvre son réseau (carnet d’adresse, présentation ou bien publicité vers le réseau).

Comment ça marche en pratique ?

Dans la pratique, le plus simple est de conserver le côté « informel », c’est ça qui plaît ! Il faut simplement évaluer le coût de votre prestation ainsi que le coût de celle de votre partenaire. Calculez bien, les bons comptes font les bons amis. Un écueil à éviter est de penser que l’on rend service. Il s’agit d’un travail dont la rémunération n’est pas monétaire. A ce titre, les règles de qualité et de respect des délais s’appliquent.

Démarcher, c’est déjà communiquer !

Le simple fait de démarcher une entreprise pour lui proposer un partenariat constitue une démarche de communication : en effet, vous allez rencontrer quelqu’un et lui parler de votre activité. Ce faisant, l’échange que vous allez proposer à votre interlocuteur l’encourage à travailler avec vous. Quand bien même il n’accepterait pas, il se sera déjà vu travailler avec vous. Et ça, c’est un client potentiel pour la suite.

Si l’entreprise devient votre partenaire, elle est alors l’un de vos premiers clients et sera bien placée pour parler de vous à son entourage.

Bon troc à tous !

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Clay Shirky: Comment les réseaux sociaux font l’histoire | Video de TED.com

Un sous-titrage de cette vidéo en français est disponible dans le menu déroulant « View subtitles ».


Clay Shirky est consultant et enseigne à l’Université de New York. Il est spécialisé dans les interactions entre réseaux sociaux et société ou comment les réseaux crée une culture de groupe. Invité par la conférence TED (Technology, Entertainment, Design) en juin 2009, il évoque la modification comportementale dans la manière dont le grand public utilise les médias.

Auparavant, les médias étaient réservés à une élite : dans l’utilisation de la radio ou de la télévision, le message devait être d’importance nationale, ce qui réduisait considérablement le nombre de producteurs de messages. De même, ces messages étaient particulièrement chers à produire.

Internet représente une révolution dans l’histoire des médias, dans la mesure où il fait voler en éclat un modèle longtemps resté unique en l’absence de concurrence. Mais la véritable évolution réside dans le fait que chaque consommateur d’Internet est un producteur potentiel. A partir de là, tous les échanges, ramifications et mises en relations sont envisageables.

Quand on considère que la communication, c’est le pouvoir, Internet est le terrain privilégié du pouvoir remis dans les mains du peuple. Non seulement Twitter est le premier média à avoir retransmis des événements historiques tels que le récent tremblement de terre en Chine, mais qui plus est, il les a partagés en temps réel !

Pendant la période qui a suivi cette catastrophe naturelle, la population chinoise a momentanément réussi à prendre le pouvoir sur la censure gouvernementale qui tente quotidiennement de contrôler la toile.

Les réseaux sociaux sont actuellement inaccessibles en Chine, de même que YouTube ou certaines recherches précises sur les moteurs de recherche. Cette censure reste relativement contournable pour tout informaticien qui se respecte, mais la population n’y a globalement pas accès.

Internet représente le pouvoir qui vient de la base et se développe de manière latérale et exponentielle face à une tentative de contrôle par le haut.

Clay Shirky est consultant et enseigne à l’Université de New York. Il est spécialisé dans les interactions entre réseaux sociaux et société ou comment les réseaux crée une culture de groupe. Invité par la conférence TED (Technology, Entertainment, Design) en juin 2009, il évoque la modification comportementale dans la manière dont le grand public consomme les médias.

Auparavant, les médias étaient réservés à une élite : dans l’utilisation de la radio ou de la télévision, le message devait être d’importance national, ce qui réduisait considérablement le nombre de producteurs de messages. De même, ces messages étaient particulièrement chers à produire.

Internet représente une véritable révolution dans l’histoire des médias, dans le sens où il fait voler en éclat ce modèle longtemps resté unique en l’absence de concurrence. Mais la véritable évolution réside dans le fait que chaque consommateur d’Internet est un producteur potentiel.

Quand on considère que la communication, c’est le pouvoir, Internet est le terrain privilégié du pouvoir qui appartient à la population. Ainsi, Twitter est le premier à avoir retransmis les événements historiques tels que le récent tremblement de terre en Chine, et à les diffuser, en temps réel !

Pendant la période qui a suivi le tremblement de terre, la population chinoise à réussi à prendre le pouvoir sur la censure gouvernementale qui tente quotidiennement de contrôler les réseaux Internet.

Les réseaux sociaux sont actuellement bloqués en Chine, de même que YouTube ou certaines recherches de Google. Cette censure reste relativement contournable pour tout informaticien qui se respecte. Mais la population chinoise n’y a globalement pas accès.

Dès lors, comment contrôler par le haut quelque chose qui se développe de manière latérale et exponentielle ?

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Tout est dans la com, même le hachis Parmentier

En salade, en robe des champs, en purée, en frite… on est tous fans de patate ! Et pourtant, les Français n’ont pas toujours été de cet avis. Restez en ligne, cet article traite bien des questions de communication, non de la cuisson des pommes sautées.

Cette tubercule originaire d’Amérique du Sud a été rapportée en Europe par les Espagnols au XVIe siècle. Elle se diffuse au cours des deux siècles qui suivent sur le vieux continent, mais on ne peut pas dire que les Européens en soient vraiment friands.

En 1769, une famine survient en France. Antoine Parmentier (le hachis, vous connaissez ?) cherche à rendre la pomme de terre populaire afin de diversifier l’alimentation des Français, et ainsi, avoir de nouvelles ressources contre la disette. Mais la pomme de terre n’a pas très belle allure. Que faire quand la population ne veut pas y goûter ? Comment la rendre attrayante ? Quelle image communiquer ?

Antoine Parmentier monte une garde autour d’un champ de pommes de terre pendant la journée. La curiosité de la population est à son comble. La pomme de terre devient instrument de convoitise, une marchandise réservée aux riches, aux nobles. Son image est celle d’un aliment rare et précieux. Si bien que la nuit, quelques personnes profitent de ce que le champ n’est pas gardé pour s’emparer de la précieuse denrée. C’est ainsi que la cuisine de la pomme de terre devient peu à peu quotidienne dans les chaumières.

Cet épisode de l’histoire de France paraît certes anecdotique, mais revêt un aspect essentiel en termes de communication. Observons les outils déployés par Parmentier : a-t-il ouvert une page Facebook pour que les Français deviennent amis avec la patate ? A-t-il fait l’apologie des bienfaits nutritionnels du féculent ? A-t-il été interviewé chez Michel Drucker ? Non, non et non. Il s’est contenté d’annoncer aux riverains : « il est interdit d’en manger, la pomme de terre est réservée aux nobles ». Une interdiction. Une interdiction qui renforce et accentue une idée de l’élitisme. Faites croire à un enfant que le brocoli est réservé aux adultes, il vous en demandera. Mieux : essayez de le convaincre qu’il n’aime pas ça, il vous en redemandera.

La communication n’est pas une affaire de goût. L’objet sur lequel on communique n’est même pas si important que cela. Le message n’a pas une telle importance. Mais alors : qu’est-ce que la communication ? C’est une image éphémère que l’on essaie de rattraper. Qu’elle soit réelle ou non n’a aucune conséquence, puisque c’est l’image éphémère de l’Autre que l’on essaie de faire sienne. La communication a donc à voir avec les autres et comment on les perçoit. C’est à travers ce prisme que la communication permet de créer un dialogue qui n’existerait pas autrement. Un dialogue sur l’identité.

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