Répondre efficacement aux questions d’un journaliste

Vous avez décroché une interview avec un journaliste ? C’est une belle étape vers un article, bravo ! Il est rare qu’un journaliste se déplace s’il ne pense pas écrire sur le sujet. C’est donc en bonne voie ! Qu’allez-vous lui raconter ? Comment relater votre activité ? Comment être sûr qu’il transcrira fidèlement votre idée ?

1. C’est votre première interview ? Voilà comment ça se passe…

Prenons le cas classique où votre actualité concerne une nouveauté, un événement, une innovation. Le travail du journaliste consiste à s’approprier cette actualité et la retranscrire à la fois fidèlement et avec son analyse. En principe, il tâchera de vous aider (je ne parlerai pas ici de la communication de crise ou de la communication politique).

En théorie, c’est très simple : il pose des questions, vous y répondez. Elles porteront notamment sur

  • – votre parcours : qu’est-ce qui vous a mené au sujet de la rencontre ?
  • – quel est le concept ou l’idée de cette actualité ? C’est-à-dire comment synthétiser votre sujet ?
  • – comment est-il né ?
  • – qui intéresse-t-il ? Autrement dit quel est votre public ? Qui sont vos clients ?
  • – quel est l’avenir de ce sujet ?

Préparez-vous en amont à y répondre avec précision. Il sait par avance qu’il n’exploitera pas toutes vos réponses, mais a toujours besoin de se familiariser avec l’ambiance pour transcrire sa vision.

2. Anticiper, c’est la clé !

L’exercice de l’interview est très différent de la rédaction du communiqué de presse : dans le communiqué, vous donnez différentes pistes, autant d’angles d’approches susceptibles d’intéresser la presse. Lors de l’entretien, le but est de faire passer un message, que vous aurez défini.

C’est un fait : le journaliste n’aura pas la possibilité d’écrire sur tout ce que vous lui direz. Il fera des choix. Or, vous avez un message à faire passer. Comment vous assurer qu’il apparaitra dans l’article ? Dans la pratique, il n’y a pas de moyen qui le permette à 100%. La liberté de la presse donne la possibilité au journaliste de relater le sujet comme bon lui semble (et c’est tant mieux). Il vous appartient de proposer une orientation dans vos réponses, voici comment :

Tout d’abord, renseignez-vous sur la taille de l’article à paraître. Elle est définie avant l’entretien. Cela vous permettra d’avoir une idée du nombre d’infos qu’il serait possible de faire passer. Cela doit être très clair pour vous. En effet, si vous vous démenez auprès du journaliste pour développer toutes les choses à dire, mais qu’il ne peut en retenir qu’une seule, ce ne sera pas forcément celle que vous aurez choisi !

D’une manière générale, répondez aux questions en gardant votre objectif en tête. Que souhaitez-vous communiquer aux lecteurs ? Les inviter à se rendre sur votre site Internet ? Vous présenter et donner une image sympathique ?

Il s’agit donc d’anticiper. Demandez-vous, dans l’espace disponible, quelles seraient les informations prioritaires à faire figurer. Vos réponses au journaliste en tiendront compte. S’il y a peu de place, il est préférable de fournir des réponses courtes et de recentrer habillement vers le sujet de fond.

Pour vous donner une idée, on place entre 3000 et 4000 signes dans une page d’un magazine au format A4 (visuels compris).

3. De quoi parler ? Qu’est-ce qui l’intéresse ?

Cette question-là, elle est facile ! Ce qui intéresse un journaliste, c’est ce qui intéresse ses lecteurs. Il faut donc bien connaître le support. Plus vous partagerez votre passion pour ce que vous faites, et plus le journaliste se ralliera à votre cause.

Voici la principale erreur à éviter : le journaliste est là pour recueillir de l’info. Si vous lui fournissez de la publicité à la place, il n’en a que faire et pourrait même en être heurté.

 

A présent, vous êtes prêt à accueillir un journaliste. Sachez mettre en place une relation informelle, sympathique… et durable !

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Internet et réseautage : les bonnes pratiques

Quand on se lance dans une communication en ligne, on oublie parfois que derrière chaque ordinateur se trouve une personne. Quand vous cherchez à vous faire connaître sur Internet, l’idée à garder en tête est de chercher à rencontrer des personnes, au-delà du ranking et des statistiques.

Voici comment cela se traduit dans la pratique, en étapes.

1. Même seul devant votre écran, pensez collectif

Il est dépassé, l’âge où l’on devenait célèbre seul, à la force du travail et de la représentation. Désormais, ceux sur qui vous devez compter sont vos lecteurs, vos pairs, bref votre réseau. A ce titre, il est essentiel d’établir et d’enrichir les échanges de manière régulière :

  • – prenez part aux discussions sur les forums de votre domaine
  • – apportez du contenu
  • – commentez les articles des autres blogs et sites spécialisés

Il va sans dire que les commentaires devront apporter une réelle plus-value informationnelle pour donner envie de connaître davantage son auteur.

2. Qui sont les personnes les plus écoutées ? Les blogs les plus lus ?

Bien souvent, les blogs qui apportent un contenu régulier sont en fait la somme d’articles que des professionnels et experts dans différents domaines leurs soumettent. A vous d’identifier et de contacter les vôtres !

3. Miser sur les partenariats

De nombreux réseaux et rencontres permettent de mettre un visage sur un profil. Les personnes que vous y rencontrerez peuvent certes être vos futurs lecteurs et clients. Mais plus encore, il faut les envisager comme des membres de votre réseau qui gravitent eux-mêmes dans d’autres milieux. Chacun est donc susceptible d’atteindre de nouveaux réseaux !

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Nous avons tous un réseau extraordinaire !

Et je ne vous parle pas des réseaux sociaux aujourd’hui, du moins pas en priorité. Je parle d’abord des relations humaines, des personnes que vous pouvez solliciter facilement par un simple coup de téléphone. Êtes-vous conscient l’étendue de ce réseau ?

1. Faites le ménage

Cartes de visites en vrac, répertoire, contacts mail incomplets, l’idée est d’abord de tout bien organiser. N’hésitez pas à indiquer la date et le lieu de rencontre de chaque personne qui vous donne sa carte de visite. Autre réflexe : créer immédiatement un contact sur votre boîte mail en indiquant outre son adresse mail : ses coordonnées téléphoniques, adresse, site web ainsi qu’un mot sur la personne ou sur la rencontre. Une fois que votre répertoire est en ordre et opérationnel, vous devriez avoir une meilleure visibilité de votre réseau existant.

Vous pouvez éventuellement aussi créer des groupes ou des étiquettes pour bien identifier les contacts qui pourraient être des prospects, etc.

2. Dressez un Mind Map de votre réseau

Sur une feuille au format paysage, indiquer au centre le thème de votre carte. Ici, la prospection. Placez les personnes ou groupes ou entreprises qui vous viennent à l’esprit et organisez-les de manière arborescente. Il ne s’agit de faire tenir sur la feuille vos 500 contacts mail et vos 250 amis Facebook. L’idée est de visualiser les personnes et structures que vous pourriez contacter. A vous de le compléter avec autant de précision que possible et en précisant le nom des personnes quand cela est intéressant.

Schéma réseaux

Cette carte est tirée de mon livre « Communiquer sans budget »

3. Identifiez les personnes ressources qui ne seraient pas (encore) dans votre réseau

Comment faire pour les intégrer à votre réseau ? Vous connaissez bien quelqu’un qui connaît quelqu’un, n’est-ce pas ?!

Indiquez dans une autre couleur les personnes relais qui vous permettront d’aborder cette personne.

Cette carte est à faire et à compléter au fur et à mesure. Vous vous rendrez vite compte que nous avons tous un joli réseau !

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