Étiquette : concurrence

Et vous vous fatiguez encore à faire comprendre ce que vous faites ?!

Et vous vous fatiguez encore à faire comprendre ce que vous faites ?!

Quand on présente une idée, une vidéo, quand on développe un pitch, quand on expose ses productions dans un salon : plus on explique ce que l’on fait, plus on se fatigue. Ce n’est pas le fait de répéter le message qui est usant. C’est la réaction de l’interlocuteur qui esquisse une moue d’incertitude, qui dit « mais alors, comment vous faites, au juste ? », qui fronce les sourcils. Vous pouvez remercier cette personne : grâce à elle, vous savez désormais que votre discours n’est pas bien posé.

Prenez de quoi noter, voici la révélation du jour : le but d’une présentation de ce type n’est pas de faire comprendre ce que vous faites, le but est de faire aimer.

Voilà le pourquoi du comment :

Faire aimer

Le public retient en premier lieu une émotion : c’est pour cela que l’on vous encourage à développer du storytelling. C’est bien pour communiquer cette émotion sous la forme d’une histoire.

Le public retient en second lieu ce qu’il peut se figurer, s’imaginer, se représenter. C’est pour  cela qu’il est impératif de donner des exemples concrets lors de vos présentations.

Enfin, le public retiendra (peut-être) votre explication détaillée et conceptuelle dans un troisième temps… (enfin… s’il y est VRAIMENT obligé).

La vente, de même que le succès d’une présentation se cristallise d’abord dans l’émotion. Il est très rare que des arguments conceptuels pèsent réellement dans la balance. Ce sont généralement davantage des informations que le public demande pour se rassurer ou pour justifier un acte d’achat inconsciemment déjà décidé.

Alors… on arrête le bla bla ?

Le « personal branding » pour les petites entreprises

Le « personal branding » pour les petites entreprises

Le personal branding ou marque personnelle (nous sommes d’accord, c’est plus élégant en anglais) est le fait d’associer une marque à une personne et non à un groupe ou une entreprise.

Ce type de communication est généralement l’affaire des personnes connues du public. Mais aujourd’hui, grâce au quart d’heure de gloire qu’internet réserve à chacun d’entre nous, nous sommes tous des célébrités.

Du moins, c’est ce que l’observation tend à montrer : le personal branding n’est plus réservé qu’aux stars. En cause ? Sans doute les réseaux sociaux qui donnent à chaque individu l’occasion de s’exprimer, cautionné par le feed-back de son public spécifique. Sur les réseaux, on communique d’abord en tant que personne.

Personal branding

Comprendre la logique du personal branding

Le web est en train de re-personnaliser les rapports entre les gens, de les rendre plus humains. Paradoxalement, ces rapports sont souvent plus humanisés que dans un magasin. En effet, sur internet, le public cherche à identifier la personne derrière le clavier, plus que l’employé derrière son guichet. Pourquoi ? Hasardons-nous à émettre quelques hypothèses :

  1. Internet permet une – apparente – plus grande proximité entre les personnes due à l’organisation horizontale des liens. Dans un magasin, on ne voit pas toujours le patron. Internet peut donner l’impression que c’est le cas.
  2. Le monde électronique met tout le monde à égalité. Cela simplifie les rapports.
  3. Que d’électronique ! J’ai l’impression que l’homme cherche naturellement à apporter un peu de chaleur humaine à ces circuits de cuivre.

Est-ce intéressant de faire du personal branding quand on est une petite structure ?

Oui, absolument ! A plus forte raison, même. En effet, ce qui nous distingue désormais ne se trouve plus dans la performance de notre offre ou dans sa compétitivité, mais dans sa singularité. Qu’est-ce qui est unique dans votre entreprise unipersonnelle ? Vous avant toute autre chose !

« Personnellement, moi, je fais du personal branding »

Le public recherche la personne qui s’exprime derrière son clavier, avons-nous dit. Comment nourrir cette curiosité ? En vous exprimant à la première personne. C’est un peu comme sur les réseaux sociaux. Le ton est à la foi conversationnelle et soutenu. C’est-à-dire qu’il s’agit de parler dans un français impeccable, sans que le langage paraisse littéraire pour autant. Imaginez-vous en train de parler en face à face avec une personne de votre public.

Votre cohérence fait la différence

Le message que vous donnez à voir sur vos différents supports de communication est unique. De même que votre identité visuelle est cohérente et se retrouve partout, votre expression et votre ligne éditoriale sont homogènes. Cela rassure le public et cela lui permet de vous reconnaitre immédiatement.

Faites un pas en avant !

On suit les personnes qui osent montrer qui elles sont, qui défendent leurs idées, leurs points de vues ou juste partagent leur manière de voir le monde. Soyez votre propre curateur, c’est ce qui fait que le public vous suivra.

Alors, qu’est-ce qui fait que vous êtes unique ?

Vive la concurrence !

Vive la concurrence !

Le phénomène de concurrence est un élément majeur à prendre en compte au moment où l’on crée une activité, un produit, une offre. Pourtant, on trouve étonnamment peu de littérature sur le sujet sur la toile. J’aimerais ouvrir une discussion sur ce qu’implique ce phénomène de concurrence aujourd’hui dans notre société mouvante.

Qu’est-ce que la concurrence ?

Wikipédia définit la concurrence comme la « présence de plusieurs acteurs qui souhaitent accéder à une ressource limitée ».

Certes, un commerçant qui poserait sa vitrine en face de la vôtre pourrait du même coup vous prendre une part de marché.

Dans un village, si une nouvelle boulangerie s’installe, le public a désormais le choix entre deux points de vente au lieu d’un. Les conséquences sur le chiffre d’affaire sont susceptibles de se faire sentir rapidement.

Quelle est la conduite à tenir dans cette situation ?

La concurrence est perçue comme une réelle difficulté et en même temps, elle apporte des aspects positifs et constructifs, qui peuvent être envisagés dans une progression :

1. Repenser son positionnement

Qui êtes-vous au regard de votre public ? Comment votre clientèle vous perçoit-elle ? La concurrence nous permet de remettre en question notre activité professionnelle et sa communication.

2. Affirmer et affiner ses spécificités

Pour développer ce point, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui n’appartient qu’à vous dans votre activité professionnelle ? Même dans le cadre d’une boulangerie, qui semble être un commerce non spécifique, cette question peut trouver des réponses très variées : par exemple, une certaine qualité des produits : pains spéciaux, bio écolo feront augmenter la zone de chalandise car le produit est plus rare dans la région. Si au contraire, la boulangerie propose les grands classiques ainsi que quelques services d’épicerie ou traiteur, la zone de chalandise est réduite, mais la population visée est plus large. Rien de nouveau jusqu’ici. Mais la communication est-elle cohérente en tout point avec les services présentés et l’image qui les accompagne ? Là est la véritable question de communication.

Dans le cadre d’un marché de niche, la situation est différente. En effet, la concurrence est – par définition – bien plus faible, la spécificité, plus grande. Avec le développement de l’Internet, il est probable que l’on aille jusqu’à dépasser cette notion de marché de niche : c’est presque le consommateur qui, par ses recherches, dessine les contours de la demande. L’offre n’a plus qu’à s’adapter (et vite).

3. Le public est en quête de rapport humain

On se rend compte de plus en plus à quel point il cherche une personne, plus qu’un professionnel dans beaucoup de domaines qui vont du petit commerce au prestataire de services. C’est d’autant plus vrai pour les entreprises individuelles. Les professionnels doivent aujourd’hui se rendre compte à quel point l’engagement personnel a pris de la place dans la communication de marque.

La conséquence et une conclusion est que la concurrence permet de mettre  en marche ses processus créatifs. La principale difficulté, et en même temps la clé et le côté extra-ordinaire de la période de crise que nous traversons, est que nous devons perpétuellement repenser et recréer notre activité. Remise en question et adaptation permanente sont les maîtres-mots.