Vive la concurrence !

Vive la concurrence !

Le phénomène de concurrence est un élément majeur à prendre en compte au moment où l’on crée une activité, un produit, une offre. Pourtant, on trouve étonnamment peu de littérature sur le sujet sur la toile. J’aimerais ouvrir une discussion sur ce qu’implique ce phénomène de concurrence aujourd’hui dans notre société mouvante.

Qu’est-ce que la concurrence ?

Wikipédia définit la concurrence comme la « présence de plusieurs acteurs qui souhaitent accéder à une ressource limitée ».

Certes, un commerçant qui poserait sa vitrine en face de la vôtre pourrait du même coup vous prendre une part de marché.

Dans un village, si une nouvelle boulangerie s’installe, le public a désormais le choix entre deux points de vente au lieu d’un. Les conséquences sur le chiffre d’affaire sont susceptibles de se faire sentir rapidement.

Quelle est la conduite à tenir dans cette situation ?

La concurrence est perçue comme une réelle difficulté et en même temps, elle apporte des aspects positifs et constructifs, qui peuvent être envisagés dans une progression :

1. Repenser son positionnement

Qui êtes-vous au regard de votre public ? Comment votre clientèle vous perçoit-elle ? La concurrence nous permet de remettre en question notre activité professionnelle et sa communication.

2. Affirmer et affiner ses spécificités

Pour développer ce point, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui n’appartient qu’à vous dans votre activité professionnelle ? Même dans le cadre d’une boulangerie, qui semble être un commerce non spécifique, cette question peut trouver des réponses très variées : par exemple, une certaine qualité des produits : pains spéciaux, bio écolo feront augmenter la zone de chalandise car le produit est plus rare dans la région. Si au contraire, la boulangerie propose les grands classiques ainsi que quelques services d’épicerie ou traiteur, la zone de chalandise est réduite, mais la population visée est plus large. Rien de nouveau jusqu’ici. Mais la communication est-elle cohérente en tout point avec les services présentés et l’image qui les accompagne ? Là est la véritable question de communication.

Dans le cadre d’un marché de niche, la situation est différente. En effet, la concurrence est – par définition – bien plus faible, la spécificité, plus grande. Avec le développement de l’Internet, il est probable que l’on aille jusqu’à dépasser cette notion de marché de niche : c’est presque le consommateur qui, par ses recherches, dessine les contours de la demande. L’offre n’a plus qu’à s’adapter (et vite).

3. Le public est en quête de rapport humain

On se rend compte de plus en plus à quel point il cherche une personne, plus qu’un professionnel dans beaucoup de domaines qui vont du petit commerce au prestataire de services. C’est d’autant plus vrai pour les entreprises individuelles. Les professionnels doivent aujourd’hui se rendre compte à quel point l’engagement personnel a pris de la place dans la communication de marque.

La conséquence et une conclusion est que la concurrence permet de mettre  en marche ses processus créatifs. La principale difficulté, et en même temps la clé et le côté extra-ordinaire de la période de crise que nous traversons, est que nous devons perpétuellement repenser et recréer notre activité. Remise en question et adaptation permanente sont les maîtres-mots.

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